Résumé
En août 1911, Alexandra
David-Néel est sur le quai d'embarquement et part pour un grand
voyage à travers des régions en grande partie inexplorées.
Fascinée par le monde orientale, elle décide de se rendre là
où aucune femme étrangère n'est encore entrée
auparavant: Lhassa.

Pour cela, elle parcourra un long périple à travers le pays
des Neiges où la vie y est rude et dangereuse, sous l'apparence d'une
mendiante tibétaine. Huit mois lui auront été nécessaires
afin de relever ce défi. Elle va marcher de longues heures dans un
climat glacial, escalader les montagnes les plus hautes, traverser des forêts
infiniment grandes avec le minimum vital. En 1924, elle sera la première
à réaliser cet exploit. Accompagnée de son fils Yongden
elle y restera 14 années. Cette femme au caractère si capricieux
a finalement une force d'esprit impressionnante.
Son livre, « Voyage d’une Parisienne à Lhassa »,
est plus accentué sur la description des paysages et des personnages
que sur la description de son itinéraire. Son récit nous apprend
beaucoup sur la culture, les croyances et les mœurs du Tibet car elle
attire le lecteur sur ses rencontres avec les gens et l’environnement.
But de son voyage
Depuis son enfance, Alexandra a démontré qu'elle a toujours
eu du goût pour l'aventure et pour les grands voyages. Passionnée
par la culture orientale et attirée par la soif d'apprendre toujours
plus, désireuse de visiter tous les grands monastères et d'y
recevoir l'enseignement des plus grands, elle se dirige vers le Tibet. A cette
époque, elle rêve d'avoir accès aux plus grands gurus
et de rencontrer les plus grands penseurs, mais surtout de côtoyer le
Dalaï-lama. Cependant, être reçue
par ce puissant homme n'est pas facile, car celui-ci refusait obstinément
de donner audience à des femmes. Déjà partie en séjour
en Asie, elle était tombée sous son charme et jeta un premier
coup d'œil sur le Tibet. Son aspect physique n'était pas la seule
cause de cette attirance, mais son orientalisme l'attirait encore plus et
elle recherchait toutes les occasions de s'entretenir avec les lamas lettrés,
les mystiques etc…
Alexandra avait déjà tenté de pénétrer
à Lhassa à deux reprises, mais elle n'atteindra pas son objectif,
empêchée par des gardes l’ayant arrêtée à
la frontière. Mais elle était loin d'être vaincue et alors
que l'idée d'aller à Lhassa était restée un peu
vague, cet événement devint une décision arrêtée
et se transforma en une revanche qu'elle voulait à n'importe quel prix
remporter. Ce qu'il l’attirait surtout était le phénomène
de leur époque et de ses territoires interdits et c’est ainsi
que le désire de venger son propre insuccès l’envahit.
Itinéraire et passages importants
Du fait qu’elle nous décrit sans cesse les personnages et les
lieux où elle se trouve, lorsqu’on lit le livre, nous pouvons
nous imaginer le décor, mais l’itinéraire qu’elle
a emprunté est difficile à retracer.
De plus, l’orthographe des mots tibétains est très complexe,
c’est pourquoi les mots, notamment les noms de villes et de cols, ont
été transcrit afin que le lecteur puisse les prononcer à
peu près comme les Tibétains.
Chapitre
1
Départ du Yunnan. C’est la cinquième fois qu’Alexandra
se met en route pour la zone interdite, accompagnée de porteurs et
de Yongden.
Ils se dirigent vers le col du Kha Karpo et font un bref passage dans le village
de Londré en suivant le fleuve du Mékong.
Alexandra se débarrasse de ses porteurs et part avec Yongden pour le
col du Dokar qui marque la frontière interdite du Tibet. Le col du
Dokar franchit, ils changèrent de personnalité et afin de ne
pas être vus, voyagèrent de nuit.
Chapitre
2
Ils suivent le cours toujours le cours du Mékong (rencontre avec un
mourant abandonné) et arrive à Thana. Ils traversent cimes et
vallées: Yongden passe pour un lama et Alexandra trouve un bonnet rouge
qui devait jouer un grand rôle dans son voyage.
Chapitre
3
Passage du col de Kou
Arrivée dans un village nommé Gyatong (c’est la 1ère
fois qu’elle fut l’hôte d’un Tibétain sous
le déguisement d’une pauvresse)
Elle franchit le Mékong suspendue dans le vide : traversée du
Giamo Nou Tchou.
« Traverser une rivière en étant suspendue à un crochet n’était point chose nouvelle pour moi…Dans les parties reculées de la Chine où il existe des ponts de cette espèce, les cordes sont établies par paire…Le départ s’effectue d’un point plus élevé que le lieu d’atterrissage, fait remonter le voyageur et l’amène en terre ferme à l’autre extrémité du pont. ... Les choses allèrent ainsi pendant quelques minutes, lorsque soudain je sentis un choc, …la corde avec laquelle on nous halait s’était rompue. »
«
Une aventure amusante m’advint…
Comme je l’ai déjà relaté, je me servais d’encre
de chine pour noircir ma chevelure et ma peau…la personnalité
de vieille pauvresse exigeait une peau aussi sale que possible et la chose
ne se remarquait guère. Cependant, un jour…je fus invitée
chez une brave femme à boire la tsampa. L’usage veut que lait
soit versé dans l’écuelle et le mélange se fait
avec les doigts. Oubliant l’opération à laquelle je m’étais
livrée auparavant, je plonge mes doigts dans le mélangee et
des traînées noirâtres apparaissent… »
Chapitre
4
Traversée du col de Sepo Khang et village d’Oubé….une
des plus dures journées de son voyage.
« Cette nuit que nous passâmes accroupis l’un près de l’autre contre un buisson épineux, claquant des dents, sentant le froid nous pénétrer dans le cerveau, est une des plus dures que j’aie passées au cours de ce voyage »
« Quelques questions sont posées, toujours les mêmes, répétées à chaque rencontre : de quel pays êtes-vous ? Ou allez-vous ? Avez-vous quelque chose à vendre ? »
Chapitre
5
Les 2 routes de Tachi tsé au pays de Po. Col de Déou et col
d’Aigni
Ils longent le Dainchine tchou.
Chapitre
6
Montée vers le col d’Aigni. Le climat y est très rude,
la neige ne cesse de tomber et ils manquent de vivres. Yongden tombe d’un
ravin et se foule le pied.
Chapitre
7
Daching et ses ermitages.
Po yul : rencontre avec des brigands.
Elle traverse encore une fois une rivière, La Salouen, suspendue à
un câble
Chapitre
8
Tongyuk / L’argent a disparu du Tibet
Passage du col de Temo
« Je me suis informée auprès d’un grand nombre de gens des causes de cette curieuse disparition de l’argent du Tibet central, les réponses que j’ai reçues ont différé suivant la condition sociale…Certains ont simplement souri, d’autres ont déclaré que le gouvernement les détenait, le thésaurisait, et de plus hardis ont répondu que le gouvernement les donnait aux philings, maîtres de l’Inde, pour payer les fusils qu’ils leurs vendaient »
Chapitre
9
Lhassa
Palais du Dalaï-lama
"Çoubham
astou sarvadja gatam"
"Que tous les êtres soient heureux"
