Le bouddhisme

Généralités

Le bouddhisme a été introduit en Chine au premier siècle de notre ère et est actuellement une religion pratiquée par environ 300 millions de personnes dans le continent asiatique (Inde, Chine, Tibet, Japon, Corée, Vietnam, Thaïlande, Corée, Sri Lanka, Cambodge, Laos) mais aussi en Europe, aux Etats Unis et en Afrique.
Selon la doctrine, les bouddhistes ont (en commun avec les hindous) les concepts de réincarnation, de karma et de non-violence.

 


Notions et idées importantes
(http://membres.lycos.fr/freetibet/bouddhisme/idée_recues.html)

Le Bouddhisme est pessimiste:

Le Bouddha constate certes que la vie est généralement pleine de frustration, mais il affirme que ce n est pas une situation inévitable et que nous pouvons y remédier. En fait, l'essentiel de son message est de nous montrer de nombreuses voies pour y arriver. Le bouddhisme, comme l'était le scepticisme grec, est une religion du bonheur.


Le Bouddhisme est nihiliste:

Le Bouddha enseigne certes qu'il n'existe pas de "soi" permanent dans l'être, le sujet, et que pareillement les objets n'ont pas d'être en soi (par exemple une table n'existe pas indépendamment de son plateau et de ses pieds). Mais cela ne veut pas dire que rien n'existe: nous expérimentons le monde. Mais ce monde est un "processus" fluide et non pas un "être".


Bouddha est Dieu:

Non ! Tout être humain qui "éveille" complètement l'ensemble de son potentiel est appelé un bouddha, c'est-à-dire un "éveillé". Lorsqu'on écrit "le Bouddha" (B majuscule) il faut comprendre le bouddha Siddhartha Gautama (-563/-483), le premier bouddha par ordre chronologique. Depuis 2500 ans, il y a eu des milliers de bouddhas; beaucoup considèrent Sa Sainteté le Dalaï-Lama comme l'un des bouddhas vivant à l'heure actuelle. Lui même se définit comme un simple moine.

Nirvana / Samsara:

Le nirvana n'est pas un paradis situé dans "les cieux". C'est ce monde-ci une fois que les causes de notre confusion fondamentale (le samsara) ont été complètement éliminées par l'étude et la pratique. L'élimination de cette confusion transforme radicalement notre perception du monde.


Réincarnation:


Elle intéresse beaucoup les occidentaux. Or, pour les Orientaux de toutes confessions il s'agit d'une réalité tout à fait indésirable! Bien que la réincarnation ne soit pas, à proprement parler, un enseignement du Bouddha, il se passera sans doute du temps avant qu'on puisse écrire sur le bouddhisme sans en parler.


La méditation est un repli sur soi / la spiritualité est un refus de la vie:

Le Bouddha, en son temps, critiquait déjà les Indiens (hindouisme) qui concevaient la méditation comme une transe extatique et non comme une façon de faire face à soi-même et au monde avec précision et pertinence. L'être humain, sous tous les climats, cherche à se sécuriser et c'est le rôle d'un maître de méditation de lui montrer que la meilleure sécurité est de se jeter à l'eau. Si le maître est compétent, l'élève ne pourra pas rester longtemps dans une attitude de repli.


Pratiquer c'est méditer:

Non! Pratiquer c'est vivre en étant libre de son conditionnement. La méditation sert à se préparer à vivre de façon plus exigeante. Bien sûr ce n'est pas facile. Aussi faut-il parfois se mettre dans une situation calme de retraite pour faire ce travail de préparation. Il faut ensuite se tester en tentant d'appliquer dans la vie quotidienne.

Le bouddhisme:religion ou philosophie

Le bouddhisme n'est pas une religion, car il ne s'agit pas d'une foi dans un principe transcendant et créateur. Ce n'est pourtant pas non plus une philosophie si l'on entend par une théorie à propos des choses. En fait, le bouddhisme est une pratique qui, par l'étude expérimentale de l'esprit, se propose de nous amener au bonheur en nous affranchissant de nos conditionnements.


Le karma, c'est la fatalité:

Le karma est le résultat des actions. La vie toute entière est un processus d'apprentissage, chaque situation modèle l'être de telle façon que, dans le futur, il réagira instinctivement suivant la situation dans laquelle il se trouve. L'être n'est donc pas libre d'agir comme il le veut, car sa volonté et son désir sont dépendants de la somme de son expérience.


Les moines, les gens qui portent une robe sont les membres d'une secte:


Certains pratiquants bouddhistes, à l'égal de ce qui ce fait dans d'autres religions, optent pour un statut monastique. Outre la pratique du célibat, ce statut se caractérise dans toutes le religions par le port d'un habit spécifique. Ces vêtements sont destinés à aider le moine ou la nonne à garder son statut en:

- les rendant peu désirables; formes voilées, crâne rasé, couleur uniforme qui n'aide pas à distinguer un moine d'un autre.

- signaler leur statut aux laïcs afin que ceux-ci ne les importunent pas (c'est pour la même raison que les gens mariés portent une alliance). A notre époque, le port de l'habit peut être une gêne plus qu'une aide. Une amicale internationale des moines bouddhistes réfléchit aux formules que l'on pourrait adopter dans le monde moderne.

Les différents types de bouddhismes:

Dans le bouddhisme, il existe trois différents types de traditions ou de courants et il convient de bien les distinguer.

Le bouddhisme Théravâda:

Le Théravâda est, en quelque sorte, la première forme de bouddhisme et subsiste encore aujourd’hui au Sri Lanka et dans les pays du sud-est asiatique. Ce mouvement bouddhiste est le seul représentant de ce qui est appelé le Hinayâna (litt. petit véhicule).
Les hinayistes cherchent à atteindre ce qu’ils appellent l’état d’Arhat qui signifie "digne de respect" et, une fois arrivés à ce stade, ont "soi-disant" atteint la perfection et ne dépendent plus des illusions de la pensée et des désirs. En d'autres termes, l'unique voie de salut est la suppression des désirs terrestres.

Le bouddhisme Mahayâna:

Après le Théravâda, les pratiquants du bouddhisme ont suggéré que l'arhat n'était pas aussi parfait qu'on voulait bien le croire. La voie à suivre pour "se libérer" ou "s'éveiller", le Mahavâna (litt. grand véhicule), qui est aujourd'hui le courant principal du bouddhisme, n'est donc pas la même que celle du Théravâda. Le but n'est plus d'arriver à l'état d'arhat mais indique l'état de sérénité suprême et celui qui y parvient est supposé aider tous les êtres à sortir du cycle des "existences". C'est précisément la voie du Mahayâna.

Le bouddhisme Vajrayâna:

Le Vajrayâna (litt. véhicule de la foudre et du diamant), est beaucoup répandu au Tibet. Ce courant regroupe des éléments et des idées du yoga indien et de la pensée bouddhique du Mahayâna où l'on met particulièrement l'accent sur le fait que c'est l'homme dans sa totalité (corps, parole, esprit) qui est impliqué dans la recherche de "l'éveil". Cet "éveil" ne peut être atteint que par la prise de conscience que l'homme ne fait qu'un avec la vérité ultime. Pour y parvenir les bouddhistes s'élèvent spirituellement grâce à la vénération, la méditation, la charité et les pèlerinages.

Le bouddhisme tibétain

Introduction

Le bouddhisme a été introduit au Tibet en 747 après J.-C. Le bouddhisme tibétain proprement dit, aussi appelé lamaïsme, est selon certains, plus orienté sur mouvement Mahayâna et pour d'autres est basé sur le mouvement Vajrayâna. Il est donc difficile de comparer le bouddhisme tibétain aux autres courants bouddhistes car il a ses propres caractéristiques.

Le Dalaï-Lama
(http://www.evene.fr/celebre/fiche.php?id_auteur=788)

Né à Khanzé, Kham (Tibet) le 06 juillet 1935, il est le chef politique et spirituel du peuple Tibétain, le Dalaï Lama est selon la religion bouddhique l’incarnation du Bodhisattva. Tenzin Gatsyo, de son vrai nom Lhamo Dondump, est actuellement le quatorzième Dalaï Lama. Il a été déclaré Dalaï Lama à l’âge de trois ans et a été le témoin de l’invasion de son pays par “l’armée de libération” chinoise en décembre 1950. L’échec de la révolte de Lhassa en 1959 contraint le Dalaï Lama et 80.000 tibétains à l’exil en Inde. Dès lors, Tenzin Gatsyo ne cesse de prôner de façon pacifique la libération de son pays, multipliant les conférences et les rencontres. Il est nommé Prix Nobel de la Paix en 1989 pour son action. Le Dalaï Lama est aujourd’hui réfugié à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain dans l’Himalaya indien, d’où il attend le départ des autorités chinoises.

Les 8 symboles de bon augure
(http://membres.lycos.fr/freetibet/bouddhisme/idée_recues.html)

Les symboles de bon augure ornent fréquemment les murs des temples tibétains. Il existe huit de ces symboles: la conque dextrogyre, la bannière victorieuse, le parasol, la roue, les poissons d'or, le nœud sans fin,le lotus,le vase au trésor. Ces symboles de bon augure, sont des éléments de l'interdépendance ayant la capacité de favoriser le bonheur dans la vie présente et une heureuse destinée dans le futur.
L'origine de ces symboles n'est pas très claire, mais on les retrouve dans des textes très anciens de l'Inde.
On retrouve ces symboles sur les murs extérieurs et intérieurs du temple. Mais aussi quand on reçoit un grand lama, il est coutume de les dessiner, avec de la poudre blanche, sur le chemin que le lama va emprunter.

Voici ces huit symboles et une explication pour chacun d'eux:

La conque blanche dextrogyre (ou sankha, ou encore dundkar). Elle symbolise le son du Dharma qui éveille les êtres du sommeil de l'ignorance et les incite à accomplir leur propre bien ainsi que celui des autres.
La bannière de la victoire (ou dhvaja, ou encore gyaltsen), elle représente un drapeau enroulé qui atteste la victoire sur les négativités et les obstacles grâce aux actes accomplis par le corps, la parole et l'esprit. Elle témoigne aussi de la puissance de l'enseignement bouddhiste.
Le précieux parasol (ou châtra, ou encore rinchen dug), symbolise l'activité que protègent les êtres. Dans cette vie, il les protègent des maladies, des obstacles, des accidents, etc. Dans leur vie à venir, il les protègent des trois mondes inférieures (enfers, esprits avides et animaux). Il est aussi signe de la dignité royale.
La roue d'or (ou chakra, ou encore khorlo). Elle est naturellement celle de Dharma (l'enseignement). Elle représente l'unité de toutes les choses et demeure l'un des symboles principaux du Bouddhisme.
Les deux poissons d'or (matsya, ou encore sergyna), ils symbolisent la libération des êtres lorsqu'ils sont dégagés du danger de se noyer dans l'océan de souffrance du samsara et qu'ils ont la capacité de se mouvoir librement dans le monde de la transmigrations comme un poisson dans l'eau.

Le nœud sans fin (ou srivista ou palbe), il représente l'interdépendance de touts choses. Il symbolise l'union des moyens et de la connaissance, l'inséparabilité de la vacuité et de la production interdépendante, du point de vue de l'éveil il symbolise l'union de la sagesse et de la compassion.

La fleur de lotus (ou padma, ou encore péma), elle représente le purification du corps, de la parole et de l'esprit. Sous diverses couleurs et formes elle est un attribut privilégié des bouddhas et bodhisattvas.

Le vase au trésor (ou kalasha, ou encore bumpa), il contient les joyaux spirituels comme le nectar d'immortalité, des richesse, de la prospérité, de tout ce qui est bon pour les hommes dans le domaine temporel et dans le domaine spirituel

 


Conclusion, synthèse:

En travaillant et en essayant de s'informer sur le bouddhisme, on se rend très vite compte qu'il est impossible de faire un dossier claire et complet en l'espace de quelques mois.

En effet, plus on fait de recherches plus on s'aperçoit que c'est quelque chose d'extrêmement complexe et qu'il faut toujours aller plus dans le détail. C'est donc un travail qui ne peut pas s'effectuer dans l'espace de quelques mois mais sur plusieurs années.

D'une part, du bouddhisme et des religions tibétaines nous ne connaissons que très peu de choses et les moyens littéraires qui existent sur ces religions sont encore loin d'être complètement accessibles.

D'autre part, il est très difficile, comme nous l'avons vu plus haut, de distinguer les différents types de bouddhismes.

Finalement, après nous êtres penchés quelques temps sur le bouddhisme, nous constatons et pouvons affirmer que le bouddhisme et une religion pacifiste. D'ailleurs, les concepts de non-violence et du respect de la vie (même celle de animaux et des insectes) sont sûrement les plus importants de la base du bouddhisme. Nous avons aussi appris que les bouddhistes ne croient pas à un paradis céleste. Selon eux, le paradis (Nirvana) se trouve sur cette terre et en chacun de nous. Ils pensent que c'est uniquement lorsque on a éliminé toutes sortes de frustrations, de confusions mentales et de désirs superflus que l'on peut atteindre un niveau de sérénité supérieure et c'est précisément cela que les moines bouddhistes appellent le paradis.

Sarva Mangalam!!!! (Joie à tous!!!!)



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